Car chacune de vos histoires sera le pétale d'un conte. [COMPAGNIE LIBRE FRANÇAISE RP ♥ FFXIV ♥ RAGNAROK]
 
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 Bleilona Rosewyn

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Bleilona

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Messages : 2
Date d'inscription : 29/05/2018

MessageSujet: Bleilona Rosewyn   Jeu 26 Juil - 4:39

Thème musical pour la lecture



Embrumée
La nuit était tombée depuis longtemps sur Limsa Lominsa, recouverte d’un ciel aussi noir que l’encre et d'un épais brouillard. Quelque part dans la cité maritime, une silhouette sombre et imposante se dirigeait vers les nombreuses tavernes mal famées de la cité ; celles située sur Le Tillac, non loin des ports d’amarrage pleins à craquer de bateaux étrangers, de marins peu recommandables et de sans-abris complètement ivres. Bien peu de citoyens et de visiteurs maniérés osaient s’aventurer aussi loin en contrebas durant la nuit, la majorité préférant rester sur les grands ponts de la Camelotade, le fameux marché Limséen qui jamais ne semblait tarir d’effervescence et qui était situé à plusieurs mètres de hauteur par rapport aux quais et aux sombres ruelles. À la nuit tombée, il était risqué de s’y aventurer sans accompagnement, la loi du plus fort supplantant les règlements Limséens. Il y avait bien sûr quelques Casaques Jaunes qui patrouillaient afin de maintenir un semblant d’ordre, mais ils faisaient plus office de façade qu’autre chose.

Cette insécurité latente importait peu à notre fameuse silhouette encapuchonnée. Continuant son chemin sans ciller, il avançait d’un pas assuré, ses bottes de cuir grinçant contre le sol humide, tout en ignorant les incartades de quelques ivrognes et arnaqueurs de coin de rue. Les autres évitaient de lui couper le chemin lorsqu’ils remarquaient que cet individu mesurait près de deux mètres vingt et possédait la carrure robuste adaptée. Il bifurqua soudainement sur la gauche, dans une étroite ruelle au bout de laquelle un flot de lumière chancelante émanait d’une porte entrouverte. Au-dessus, une pancarte rongée par les vents marins et la mousse : "Le Maquereau Assoiffé".

Ce nom ne vous dit peut-être rien, et pourrait même prêter à sourire au vu de sa dénomination rustique, mais tenez-vous bien, car il s’agit en réalité du meilleur bistro improvisé de tout Limsa ! Ou, en tout cas, aux yeux de notre concerné ... et de ceux assez bien informés pour en connaître l’adresse.
Pénétrant dans l’établissement, l’individu fit un geste de la main, index levé en l’air et majeur baissé vers le sol, en direction du barman. Ce moustachu trapu à l’embonpoint significatif lui répondit de derrière le comptoir en hochant la tête, signe que la commande était bien comprise.
Le client se dirigea dans un coin de l’établissement, tirant une chaise jusqu’à lui où il s’y installa avec nonchalance. Jambes écartées, dos affalé sur le dossier, et un bras posé avec dédain sur la table : c’était le gars du coin à ne pas faire chier. Et pourtant, lorsqu’il releva son grand capuchon … c’est un visage résolument féminin qui se dévoila.

De longues mèches de cheveux blancs dévalèrent sur ses épaules, encadrant un faciès à l’épiderme très pâle et surmonté d’un regard atypique : l’œil gauche masqué par un cache-œil en cuir, l’autre balayant la sale du regard. D’un bleu aussi profond que l’océan, son iris contrastait avec la peau blanche de notre concernée. Cette grande Roegadyn de deux mètres vingt se mit à siffloter calmement, affalée sur sa chaise de bois, jusqu’à ce que le barman s’approche avec une grande bouteille au contenu cristallin. Elle lui accorda un sourire en coin tout en lui tendant une petite bourse de pièces, finalisant la transaction. Enfin, elle tenait entre ses mains l’objet de ses convoitises, la raison de sa venue !
Car c’était en effet dans ces comptoirs à ras de ruelle et plus précisément au Maquereau Assoiffé que l’on pouvait obtenir la meilleure eau-de-vie de tout Vylbrand, distillée à partir du marc de raisin récolté à Port-aux-vins. La Roegadyn débouchonna le goulot avec ses dents, et vida d’une traite la moitié du litre d’alcool 40° qu’elle contenait, sous le regard médusé de quelques autres clients.

Son nom était Bleilona Rosewyn.




L’alcool fit rapidement son effet. La pièce exigüe qui composait l’établissement se mit à tourner lentement, alors que Bleilona ressassait quelques bribes de son passé.
Elle se revit petite fille, entourée de ses parents et de sa sœur, voguant sur les côtes dans l’embarcation familiale. Elle faisait partie de la tribu Bloeahct, caractérisée par les iris d’un bleu énigmatique dont chaque enfant héritait, et qui avaient donné son nom au clan (Rivière Bleue dans l'ancien dialecte Roegadyn). Ces regards atypiques au point d’en être fascinants attisaient l’attention et les rumeurs, et étaient liés à une tradition locale, un rite auquel chaque enfant participait une fois sept printemps atteins. L’un des yeux était tranché par le père de famille et offert, avec son éther, en offrande à la Déesse des océans Llymlaen, afin de s’attirer ses faveurs et assurer protection à toute la famille.
L’alcool lui monta encore plus à la tête et lui fit revivre cet évènement lointain. Elle se revit affolée et encore enfant, alors que le couteau s’approchait de son œil sanglotant. Avec la pointe de la lame, sa cornée fut tranchée. L’éther de son iris s’échappa par la plaie, aspiré par l’enchantement du couteau rituel. C’était ce même éther qui produisait l’incroyable couleur des iris Bloeahct, et accordait la faculté de voir. L’œil à présent vidé de son essence vitale, le bleu mystique qui le composait avait disparu, laissant place à un blanc sans passion et à peine capable de distinguer les différences de luminosité. Ce souvenir était encore douloureux pour elle, et elle grogna entre ses dents. La douleur et la honte ressenties étaient aussi vivaces qu’au premier jour. Sous ce cache-œil en cuir se trouve à présent le terne reliquat de ce qui lui fût ôté si jeune et dont elle était si fière. L’œil droit non masqué est tout ce qu’il lui reste, dernier témoignage de la splendeur héréditaire de son clan.




Elle baissa le regard vers le goulot de la bouteille, s’immergeant dans l’ambiance du Maquereau Assoiffé. C’était une petite pièce exigüe, à peine capable de contenir cinq ou six tables en plus du comptoir. Sans fenêtres, l’endroit n’était éclairé que par des rangées de bougies et par la porte ouverte qui laissait pénétrer la lueur de la nuit. Toutes les tables étaient occupées, et un brouhaha persistant jouait le rôle de toile de fond à ce bar sale mais bon marché. Des notes de musique parvinrent jusqu’aux oreilles de Bloelina: un Hyur à la frêle carrure et vêtu de haillons entamait quelques accords musicaux sur un vieux piano poussiéreux, encouragé par les applaudissements hilares de ses compagnons de beuverie. Bleilona soupira, et reprit une gorgée.
Elle revécu sa fugue après le rite de l’Oefyrya, le fameux « Sacrifice de l’œil » dans la langue Roegadyn. Écœurée par cette tradition barbare orchestrée par sa propre famille et qui venait de la rendre borgne, elle fugua du domaine familial à l’âge de sept ans. Après plusieurs nuits de vagabondage, elle atteignit la cité de Limsa Lominsa, promise à un avenir fait de malheur et de mendicité. Mais le destin voulu faire les choses autrement et ce fut à cet endroit que son chemin croisa celui d’une personne qui allait changer sa vie et lui permettre de devenir la femme qu’elle est aujourd’hui.

Une Élézene répondant au nom de Merylia Rose.

Merylia était une femme cultivée et accomplie. Intellectuelle, elle possédait des notions de politique et de droit, avait une passion pour le domaine de l’art et de la musique. Elle suivait également une formation sur l’arcanisme et était commerçante de profession. Touchée par la détresse de la fillette, elle la prit sous son aile et se chargea de l’élever et de l’éduquer durant près de 10 années.
Pour Bleilona, ce fut une révélation, une ouverture sur le monde qui lui fit réaliser l’immensité des domaines qui le composaient. Elle qui ne connaissait que la mer et les navires, se vit apprendre des leçons sur les mathématiques, les sciences, la géographie. Les deux filles se complétaient : Bleilona était la bagarreuse du groupe terriblement renfermée sur elle-même, et Merylia lui apportait la tendresse et l’amour d’une mère qui lui manquait. Si aujourd’hui Bleilona n’est pas qu’une grosse brute sans cervelle, c’est à Merylia qu’elle le doit. Et à la force de ses bras vient se mêler à présent un esprit cultivé et intéressé, en plus de notions de commerce.
La petite Roegadyne développa une véritable fascination pour Merylia, qui jamais ne diminua au fil des ans. Elle en vint même à renier son ancien nom familial pour prendre celui de cette mère adoptive : Rosewyn, « Fille de Rose ». Une manière aussi de montrer qu’elle se considère à jamais redevable pour l’empathie et la générosité dont l’Élézene fit preuve à son encontre et qui changèrent à jamais sa destinée.


Les yeux fixés en direction du plafond, Bleilona rapprocha la bouteille de ses lèvres et avala une nouvelle série de gorgées. L’atmosphère se faisait plus pesante, les fumées de cigares et pipes étouffant la pièce. Un cri rauque la coupa net dans sa méditation : dans le fond de la taverne, deux marins commençaient à se mettre des torgnoles. Un attroupement se forma bien vite autour d'eux, et une véritable baston éclata, au grand désarroi du barman moustachu. Les poings filaient dans tous les sens, sous les cris et les rires des clients imbibés. La Roegadyne renifla, faisant craquer ses poings. Elle se releva et s'élança vers la mêlée. Une chaise vola dans les airs et des bouteilles éclatèrent sur les crânes au rythme des beuglements. Bleilona évita un coup dirigé vers elle par un Hyurgoth, le lui rendant aussitôt en pleine tronche. Une gerbe de sang fendit les airs, accompagnée d'un craquement : cette femme ne faisait pas dans la demi-mesure.
L'adrénaline du combat la fit éclater de rire, elle avait l'impression de revivre ses années sur les océans, ce qui fit ressurgir de nouveaux souvenirs dans son esprit.

Après dix années passées sous la tutelle de Dame Merylia, la jeune fille de dix-huit ans prit son envol, renforcée par son éducation et une envie d'en découdre. La séparation ne fut pas aisée, mais les deux femmes savaient qu’elles se retrouveraient à nouveau.
La Roegadyn renoua avec ses passions ancestrales : la mer et les bateaux. Elle rejoignit un équipage d'aventuriers aux rêves débordants, et ensemble ils s'élancèrent sur les flots en quête de gloire et de fortune. Ils vivaient en louant leurs services aux plus offrant au gré de leur voyage, mais aussi en pratiquant des actes de "piraterie éthique" ... selon ses propres mots : saborder et piller les navires de brigands afin de soutirer leurs richesses injustement gagnées : l'arroseur arrosé, en quelque sorte.
Au fil des ans, l'équipage s'agrandit et l'embarcation devint un somptueux navire de type Galion bravant tempêtes et marées déchaînées. Bleilona eu l'occasion de développer son maniement de la hache et de l'épée, mais également d'apprendre la forge afin de réparer les armes usées ou d'en forger de nouvelles.

Cette vie faite de liberté, de bastons et d'aventure perdura six années avant de prendre fin de manière tragique. Ils venaient de signer un juteux contrat de transport de marchandises qui devaient être acheminées jusqu'en Orient. Le long et périlleux voyage fut surmonté avec brio, mais c'est au point de destination que se trouvait le véritable danger. L'objectif était de rallier les terres de Kugane, et pour ce faire il était nécessaire d'emprunter une route maritime passant par les eaux de la Mer de Rubis. Alors même qu'ils approchaient de leur but, ils furent pris à parti par un détachement de la flotte de Garlemald. "Au mauvais endroit au mauvais moment", dit le dicton ... Les terres orientales sous occupation Garlemaldaises, en pleine période de révolte, avaient échauffé les esprits des généraux de l'Empire. Aucune bavure n'était tolérée et le navire Noscéen fut coulé en l'espace de quelques minutes. Le somptueux Galion à présent éventré s'échoua au fond de la mer, laissant son équipage porté disparu. Ils ne furent qu'une poignée à survivre aux canons magitek. Bleilona s'échoua inconsciente sur le rivage d'un avant-poste sakimori (les gardes-frontières Hingashiens).

Elle essuya un crochet sur la joue qui lui fit perdre le fil de ses souvenirs. Son sang ne fit qu'un tour : resserrant son poing autour de la bouteille d'eau-de-vie, elle la brisa avec violence sur le front du malotru, qui tituba avant de s'effondrer sur une table : 'fallait pas la chercher. La Roegadyne se massa la tempe et jeta un coup d’œil au dehors. Le bateau de transport n'allait pas tarder à lever l'ancre en direction de Kugane et du Sakura, où elle devait prendre ses prochains mandats. Un jour, elle amasserai assez d'argent pour s'offrir un navire digne de ce nom et repartir sur les flots, elle s'en était fait le serment.


Bleilona sortit du Maquereau Assoiffé et s'encapuchonna, en direction des quais embrumés.




Résumé concis du personnage
Bleilona Rosewyn, Roegadyne du clan de la mer.

Âge : 25
Nationalité: Noscéenne
Taille : 2.24 mètres
Poids : 100 kg
Place hiérarchique (Numéros, Siège):  /
Orientation Sexuelle : Un véritable mystère.

Caractéristiques physiques : Borgne • Peau très pâle • Iris bleuté.

Spécialités : Combat à mains nues, à la hache, à l'épée • Forge • Connaissances maritimes.
Points forts : Loyale • Tenace • Très bonne combattante • Défend les plus faibles.
Points faibles : S'emporte très facilement • Jugements très subjectifs • Relativement maladroite pour tout ce qui touche aux relations sociales • Peu douée pour la magie.

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